Profil d'organisme - Administration de pilotage des Grands Lacs

Introduction

Le présent document contient les lignes directrices et les paramètres devant servir à la nomination des administrateurs/présidents de l’Administration de pilotage des Grands Lacs (l’Administration). Le profil est une description de l’expérience, des attributs et des compétences que doivent posséder tous les membres du conseil de direction, et des compétences ou attributs particuliers que pourraient devoir posséder certains administrateurs et le président. Le profil tient compte des objectifs et du rôle de l’organisation tels que stipulés par la loi, des rôles et des responsabilités de son conseil de direction (le Conseil) et des administrateurs de même que de la stratégie relative à la composition du conseil de direction.

Le profil est un outil dont se sert le Conseil pour fournir des conseils au ministre responsable dans l’élaboration de critères de recherche et de sélection pour les membres éventuels du Conseil. Il peut également servir d’outil de communication avec les personnes qui désirent se porter candidates et les représentants du gouvernement afin de les aider à mieux comprendre les besoins de l’Administration.

Rôle de l'Administration de pilotage des Grands Lacs

L’Administration a été établie en 1972 en vertu de la Loi sur le pilotage et est considérée comme étant une société d’État du gouvernement du Canada en vertu de l’annexe III, première partie, de la Loi sur la gestion des finances publiques.

Le mandat de l’Administration est d’établir, d’exploiter, d’entretenir et d’administrer un service de pilotage sûr et efficace dans la région qui relève de sa compétence. Les buts généraux de l’Administration se résument ainsi :

  • dispenser des services de pilotage et des services connexes rentables, sûrs, fiables et complets dans la région qui relève de sa compétence;
  • fournir les services énumérés ci-dessus dans un contexte commercial où le but consiste à atteindre et à maintenir l’autonomie financière, tout en exigeant des droits qui sont justes et raisonnables;
  • promouvoir l’utilisation efficace de ses installations, de son équipement et de son expertise en appliquant ces ressources de façon productive et ce, à des fins de sécurité pour la navigation;
  • répondre aux exigences des politiques écologiques, sociales et économiques établies par le gouvernement.

La région de pilotage des Grands Lacs comprend le fleuve Saint-Laurent à l’ouest de Montréal, les eaux des cinq Grands Lacs et le Port de Churchill, Manitoba.

Stratégie pour la composition du Conseil

Structure du Conseil

Le Conseil, compte sept membres, dont le président, nommés par le gouverneur en conseil (le GEC). Depuis de nombreuses années, la composition du Conseil est établie suivant le principe de représentation officieux du " 2+2+2 ", qui préconise la nomination de deux administrateurs qualifiés pour représenter les intérêts de chacun des groupes d'intervenants suivants :

  • les pilotes
  • l’industrie du transport
  • le grand public

Dans le cadre de l’examen de la Loi maritime du Canada en 2002, on a recommandé l’adoption officielle de cette stratégie, encore en usage aujourd’hui, mais aucune mesure officielle n’a été prise en ce sens. L’Administration est d’avis que cette stratégie de représentation a habituellement été efficace et devrait être maintenue, mais avec des éclaircissements quant à certaines qualités requises, comme indiqué dans les sections qui suivent.

Le Conseil reconnaît également les avantages de viser la diversité dans sa composition, et cela inclut les différentes facettes de la diversité, y compris le sexe, la race, etc. Nonobstant le bien-fondé d’une diversité accrue, le Conseil considère impératif que chacun des administrateurs possède les compétences requises.

Connaissances

Le Conseil doit, dans son ensemble, posséder des connaissances dans les domaines suivants :

  • Les principaux facteurs et réalités économiques qui touchent la région relevant de la compétence de l’Administration
  • La gestion financière
  • La gestion des ressources humaines
  • Les pratiques de communication efficaces
  • Le contexte de la politique gouvernementale
  • Les politiques et enjeux d’ordre environnemental

Expérience professionnelle

Le Conseil doit, dans son ensemble, apporter une expérience dans les domaines suivants :

  • Le pilotage dans la région relevant de la compétence de l’Administration
  • L’industrie du transport
  • La gestion des affaires, les opérations commerciales et le contrôle des affaires
  • La gouvernance des sociétés d’État
  • La litéracie financière (et une expertise pour le Comité de vérification)
  • L’élaboration de visions et de stratégies
  • Les communications et les affaires publiques

Chaque personne est tenue de posséder l’expérience ou les qualités suivantes :

  • Être un chef de fil confirmé de son industrie, de son secteur, de son organisation ou de sa communauté
  • Posséder de l’expérience préalable comme membre d’un conseil de direction (élément très souhaitable)
  • Avoir une connaissance et une compréhension de la question de la sécurité maritime sur les Grands Lacs
  • Posséder d’autres habiletés techniques ou fonctionnelles selon les exigences du poste à combler (établies selon la stratégie pour la composition du Conseil)

Attributs et compétences de base

Le Conseil juge que tous les administrateurs doivent posséder les habiletés de base suivantes pour leur permettre, ainsi qu’au Conseil, de bien fonctionner.

Réflexion stratégique

  • Réfléchir à l’avance et anticiper les conséquences et les tendances probables.
  • Avoir une vision globale et dépasser les décisions ponctuelles.

Prise de décisions

  • Se sentir à l’aise dans l’exercice responsable de son pouvoir au sein d’un conseil de direction.
  • Posséder beaucoup d’expérience dans des contextes décisionnels axés sur la politique et reliés aux milieux des affaires et de la délégation de responsabilités opérationnelles aux membres de la direction.
  • Formuler un jugement éclairé sur des questions reliées aux affaires.

Jugement analytique

  • Être capable d’interpréter des informations qualitatives et quantitatives.
  • Être capable de lire et d’évaluer des états financiers et des projets d’entreprise (conformément au questionnaire de litéracie financière du Conseil figurant dans les politiques du Comité de vérification).
  • Avoir des aptitudes à l’analyse de problèmes.
  • Être capable d’évaluer et de contester efficacement les recommandations de la direction.

Qualités personnelles

  • Être considéré comme indépendant au sens des lignes directrices gouvernementales sur la gouvernance et n’avoir aucun conflit d’intérêt réel ou perçu avec l’Administration.
  • Avoir un intérêt et un enthousiasme pour l’industrie.
  • Accepter entièrement le mandat, les objectifs et les valeurs de l’Administration et vouloir apporter une contribution utile à l’organisation.
  • Comprendre la nécessité d’agir dans les meilleurs intérêts de l’Administration.
  • Être capable d’adhérer aux valeurs et croyances fondamentales de l’Administration et d’agir en conformité avec ces valeurs.
  • Agir de façon honnête et fiable.
  • Entretenir la confiance et ne pas faire de déclarations inexactes pour son propre profit.
  • Être capable de s’exprimer directement et clairement, et de façon diplomatique.
  • Être habile à négocier, dans des situations difficiles, avec des groupes internes et externes et à obtenir des concessions sans nuire aux relations.
  • Comprendre les situations politiques complexes et être sensible aux nuances politiques dans lesquelles l’organisation doit fonctionner, et pouvoir anticiper les questions problématiques pouvant en découler.
  • Savoir travailler en groupe – être persuasif, plein d’assurance et flexible.
  • Démontrer de grandes aptitudes à la communication orale et à l’écoute.
  • Être dynamique et énergique.

Attributs additionnels recherchés chez le président du Conseil

Le poste de président du Conseil est un poste à temps partiel, et les exigences à remplir pour occuper ce poste sont plus rigoureuses puisque le ou la titulaire doit :

  • Diriger le Conseil dans la planification / la gestion de ses activités et l’acquittement de ses responsabilités.
  • Agir comme principal point de liaison avec le DG et le ministre responsable de la société d’État.
  • Représenter le Conseil et l’Administration auprès de tiers, s’il y a lieu.

Ces rôles exigent non seulement un engagement accru en termes de temps comparativement aux autres administrateurs, mais aussi des habiletés et une expérience particulières, notamment celles qui suivent :

  • Expérience préalable comme administrateur.
  • Compréhension des principes de la gouvernance des sociétés d’État, de la vérification et de la comptabilité.
  • Expérience préalable et succès comme président d’un conseil de direction qui, de préférence, a une portée et une complexité semblables à celles de l’Administration.
  • Avoir les capacités suivantes :
    • Travailler efficacement avec le gouvernement, et plus particulièrement avec le ministre responsable.
    • Concevoir et articuler une vision organisationnelle et une orientation stratégique.
    • Établir des relations constructives et favoriser l’échange d’information et des dialogues utiles entre les membres du Conseil, la direction, l’intervenant et d’autres intervenants.
    • Analyser et surveiller les tendances qui influent sur le rendement organisationnel.
    • Veiller au fonctionnement sain et efficace de la corporation.
    • Assurer l’amélioration continue du rendement du Conseil.
  • Pouvoir entretenir de bonnes relations interpersonnelles et posséder une excellente capacité de communiquer.
  • Consentir à :
    • Organiser ses affaires de façon à éviter tout conflit d’intérêt perçu.
    • Comparaître devant un comité parlementaire, s’il y a lieu.
    • Consacrer le temps nécessaire pour remplir les exigences du poste (environ 50 jours par année).
  • La possession d’un grade universitaire est souhaitable, mais pas obligatoire.
  • La capacité de travailler dans les deux langues officielles est préférable.

Conditions de travail des administrateurs

  • Être prêt à consacrer entre 10 et 20 jours par année aux activités du Conseil et des comités et aux déplacements qu’elles exigent.
  • L’on s’attend à ce que la majorité des administrateurs siègent à au moins un comité du Conseil; il est possible de faire une rotation des membres pour assurer le dynamisme des comités.
  • L’on s’attend à ce que les membres du Conseil soient désignés par le gouverneur en conseil pour un mandat initial de quatre ans, lequel pourra être renouvelé une fois (maximum habituel de huit ans) aux termes de nouvelles lignes directrices gouvernementales.
  • Traitement – conforme aux lignes directrices actuelles du gouverneur en conseil :
    • Honoraire annuel de 3 000 $ payé à l’administrateur
    • Honoraire annuel de 6 000 $ payé au président
    • Somme de 250 $ par jour pour la participation aux réunions du Conseil ou des comités de celui-ci
    • Indemnité de préparation de 125 $ par jour pour chaque réunion du conseil ou des comités de celui-ci